Par suite, la synthèse de ces diverses représentations offrira donc à notre esprit une nouvelle représentation,

Si nous nous transportons dans un autre théâtre, à la Gaîté, par exemple, nous verrons qu’au premier tableau de _la Charbonnière_, pièce dans laquelle la mise en scène occupait le premier rang, la loi de proportion était cependant observée et exactement de la même façon, dans la disposition du banquet des fiançailles. On peut aisément fournir des exemples qui mettront en relief cette double contradiction.

Donc, ici, à la Comédie-Française, par exemple, un peu d’excès dans la mise en scène ne modifiera pas sensiblement le caractère général qu’elle doit conserver, et nous ne serons pas tentés de scruter les rapports spéciaux que le matériel figuratif, un peu trop amplifié, pourrait avoir avec la marche du drame, tandis que là, au Châtelet par exemple, chacun des détails du matériel figuratif nous attirera par le rapport probable que nous le soupçonnerons d’avoir avec la suite du drame. A cet égard notre amour-propre, qui souvent se contente de peu, nous fait juger notre esprit assez élevé, notre goût suffisamment délicat et nous entretient dans l’estime de nous-mêmes.

Aujourd’hui, on en sera frappé pour peu que l’on porte son attention sur ce point, il est incontestable que la musique joue un rôle considérable dans nos pièces de théâtre, et qu’elle y apparaît avec sa puissance propre.

Des dos de volumes peints sur des rayons également peints constitueront une imitation suffisante. Dans la représentation d’une oeuvre dramatique, tout ce qu’au delà d’une certaine limite un directeur ajoute, pour le plaisir des yeux ou pour celui de l’oreille, détruit l’intégrité d’un plaisir qui n’aurait dû être destiné qu’à l’esprit.

CHAPITRE XIII De la fin nécessaire des objets composant le matériel figuratif. On peut donc croire que les directeurs remplissent la seconde condition, au moins chaque fois qu’il ne s’agit que d’exagérer la mise en scène. Je ne sais si beaucoup de directeurs remplissent ces deux conditions. Alexandre Dumas fils, par exemple, les personnages sont le plus possible de leur temps; et ce n’est plus l’homme en général qu’ils s’ingénient à nous peindre, mais l’homme plastiquement et moralement conformé ou déformé, selon le milieu social particulier où s’exerce son caractère et où s’agitent ses passions.

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