Les foules qui montent des ténèbres à la lumière et qui des bas-fonds de l’humanité s’élèvent

Tout ce qui a sur le caractère de Fritz une influence si heureuse compose précisément tous les éléments de la mise en scène. Je ne m’arrêterai pas à discuter les lois de cette esthétique nouvelle et à en peser les avantages et le mérite: cela est complètement en dehors du sujet que je traite.

Ce qui diminue toutefois un peu l’étendue de ces zones, c’est l’obliquité qu’on donne aux décors et le fréquent usage des pans coupés. L’attention est détournée de son objet principal, et, dans ce cas, le plaisir que nous goûtons, véritable plaisir des sens, est inférieur à celui que nous aurions dû ressentir. Dans la superbe scène du quatrième acte, où les deux héros se mesurent, on aurait devant les yeux une scène digne de l’_Iliade_. Une élite peu nombreuse porte seule des jugements certains que ratifie l’avenir, tandis que la foule se complaît dans le plaisir qu’elle éprouve à sentir caresser ses passions et favoriser ses penchants. Je vais donc passer en revue la mise en scène de la _Phèdre_ de Racine, telle qu’elle est réglée actuellement à la Comédie-Française.

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