J’en profiterai pour agiter quelques questions générales à mesure qu’elles se présenteront

_–_L’Ami Fritz. Dans ce cas, assez fréquent d’ailleurs dans une troupe d’élite comme celle de la Comédie-Française, on sent longtemps d’avance se dessiner le succès; il suffit au commencement de la représentation d’une intonation particulièrement juste, d’un geste d’une saisissante précision, pour établir entre la scène et la salle ce courant sympathique qui électrise en même temps les acteurs et les spectateurs. Soudain sur l’escalier d’honneur, supposé en dehors de la scène, éclate la marche nationale illyrienne. Dans toute péripétie ou dans tout dénouement, le personnage en qui se résume l’intérêt doit être placé dans le lieu optique, le plus près possible du centre optique, ou tout au moins sur la ligne optique si l’action l’exige.

La transparence de l’atmosphère, la netteté des lignes, l’égalité des effets, la coloration puissante des tons, ne semblent pas s’associer à la mélancolie humaine comme les paysages humides et crépusculaires du nord. Là se trouvait transplanté et formant décor l’escalier monumental d’un des plus grands magasins de Paris, spectacle extraordinaire pour les yeux, présentant l’encombrement et l’affolement d’un grand jour de vente, la presse des acheteurs, la foule des commis, un étalage savamment fait dans les règles du genre, les comptoirs, les caisses, et, dans l’angle de la décoration, un ascenseur, inutile à l’action, mais montant et descendant alternativement dans sa lente majesté, et semblant être l’organe respiratoire de ce mastodonte industriel.

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