Mais est-ce bien aux actrices qu’il faut reprocher leurs excès de toilette? n’y a-t-il pas de

Il faut reconnaître que la réalité est en soi quelque chose qui échappe à la certitude humaine, et que pour un même objet il y a autant d’images différentes de cet objet que d’observateurs. Et de fait, le public accueillait presque toujours ces pauvres licteurs d’un rire moqueur qui avait pour premier inconvénient de détruire son propre plaisir. Le premier exigeait que je suivisse pas à pas le travail de la mise en scène, à partir du moment où l’auteur dépose son manuscrit jusqu’au moment où le rideau se lève pour la première représentation. Ce sera un résultat qui n’est pas à dédaigner et auquel elle serait sage de borner son ambition. C’est donc par une conséquence logique que le décorateur et le metteur en scène se sont faits tapissiers et en quelque sorte bibelotiers, et qu’ils ont dû chercher à donner au matériel figuratif cette physionomie personnelle qui est la caractéristique de la mise en scène moderne.

C’est que l’art de la toilette à la ville obéit à de tout autres lois que l’art de la toilette à la scène.

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