Aucun jugement critique ne dépasse celui-là, en rigueur et en vérité tout à la fois, car

C’est donc là un sujet que je dois écarter de ma route; et je reviens à l’examen des principes, auquel d’ailleurs doit seul s’attacher un ouvrage théorique. C’est là que la faculté maîtresse se dévoile ou se montre décidément absente. Un objet, insignifiant à première vue, prend souvent une valeur considérable et agit alors fatalement sur le jeu des acteurs et sur l’effet général du drame. Or toujours, dès qu’il y est figuré des soldats à pied ou à cheval, que ce soient des licteurs, des porte-étendards, des archers ou autres, ils sont formés en groupes irréguliers, présentant une disposition artistique bien plus que militaire. S’il s’agit, non plus de pièces grecques ou romaines, mais d’une oeuvre dramatique dont le sujet a été pris dans le monde contemporain de l’époque où elle a paru pour la première fois à la scène, il faut distinguer si l’oeuvre est ancienne ou moderne. Or le théâtre ne peut en toute sûreté aborder que la représentation de l’idée générale, de telle sorte que, si le cas particulier devait être représenté, il faudrait de la part de l’auteur beaucoup d’habileté et de préparation pour le faire admettre par le public.

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