Tout le surplus de nos impressions, souvent très complexes, naît du rapport que ces sensations simples

Or, à l’égard de cette réalité, il n’y a pas de doute à avoir. On s’est beaucoup occupé de cette question; les journaux l’ont agitée, ont rendu compte avec force détails des nombreuses expériences faites avec éclat sur l’hystérie; et l’idée que nous nous faisons actuellement d’une convulsionnaire a des formes plus nettes et plus accusées. Mais on peut à peine dire que dans ce dernier cas il s’agisse d’une intervention musicale, car celle-ci est réduite à un son.

Comment se fait-il que dans la tragédie on n’ait pas davantage senti la nécessité d’ajuster l’aspect des personnages aux divers états psychologiques qu’ils traversent? Sans doute, il faut le faire avec une grande sobriété et ne pas se laisser entraîner à l’unique représentation de faits matériels qui jouent un rôle très restreint dans la tragédie; mais quand un état moral est de nature à agir sur tout l’être, l’unité absolue de costume peut être parfois un contresens et avoir une influence funeste sur la composition d’un rôle.

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