Et cela pour deux raisons d’ordre supérieur

C’est ainsi qu’à l’heure actuelle il me paraît nécessaire de retirer _Phèdre_ du répertoire de la Comédie-Française (nous en verrons plus loin les raisons), et d’attendre un certain temps avant d’en faire une reprise étudiée. Il était nécessaire, en effet, que le public eût encore présents à la mémoire les faits sur lesquels j’attire son attention. Ils s’intéressent à l’humanité en détail et tiennent compte d’une foule de différenciations, dont autrefois on ne s’inquiétait nullement, parce qu’en somme elles étaient moins visibles. Cette figuration manque de grandeur et n’est pas de nature à faire sentir au public le poids dont la sainte armée devrait peser sur l’orgueil et sur la colère d’Athalie. Chacun d’eux joue donc un rôle, plus ou moins important, et à un moment donné aide au développement du drame et souvent concourt à une de ses évolutions. Quelques-uns ont critiqué, à tort, à mon sens, cette recherche d’un effet réel. A travers la colonnade du fond, on aperçoit une haute colline que couronnent trois temples.

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