La mise en scène peut-elle nourrir l’ambition réaliste de rendre visible au spectateur tout ce qui,

Voici à ce sujet les deux prescriptions les plus importantes.

Quand commence une représentation tragique les spectateurs sont d’abord simplement attentifs, les uns parce qu’ils se disposent à un plaisir ineffable qu’ils connaissent, les autres par l’intuition qu’ils ont de ce plaisir, un certain nombre enfin par respect, par convenance ou même seulement par imitation. Dans un tableau, cette contradiction serait absolument choquante et constituerait une faute grossière. Sa nécessité pour les esprits peu cultivés.

Seule, la ruine est au bout de ces essais aussi inutiles qu’extravagants.

La même toilette ne peut également plaire le jour dans le monde et le soir au théâtre; elle ne peut non plus satisfaire également deux spectateurs dont l’un la détaille à l’aide de la lorgnette et l’isole ainsi de l’ensemble de la mise en scène, et dont l’autre se contente de la regarder dans la perspective théâtrale.

L’illusion qui nous faisait voir en lui un personnage du drame, faisant corps avec le milieu figuré, créé par le poète et le décorateur, s’évanouit en un instant, et nous n’avons plus devant les yeux qu’une marionnette trop grande, se promenant dans un théâtre d’enfant.

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