La mise en scène n’est pas immuable

Le nombre des personnages de théâtre s’accroîtra considérablement, et chacun d’eux ne nous apparaîtra plus qu’avec son idéal particulier, c’est-à-dire un idéal ramené à la mesure de son intelligence, de son développement moral et de sa fonction sociale. Non, le mobile qui nous pousse au théâtre n’est pas aussi désintéressé qu’on le pense; nous voulons y goûter du plaisir dans toute la force du terme et y éprouver des sensations réelles, qui mettent en émoi notre organisme tout entier.

Il est réglé à la Comédie-Française d’une manière tout à fait remarquable, et les mouvements de la figuration peuvent s’y comparer aux évolutions savantes et mesurées des choeurs antiques. Il n’y a, dans les arts, qu’un petit nombre de principes; nous ne devons donc pas ici rechercher et rencontrer de lois esthétiques différentes de celles que nous avons déjà mises en lumière. Dans un drame intitulé _Smilis_, joué récemment à la Comédie-Française, on voyait, au premier acte, deux vieux amis, l’un amiral, l’autre commandant, se retrouvant après une longue séparation, tomber dans les bras l’un de l’autre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *