Supposons qu’un poète nous représente périclès pleurant sur le tombeau du dernier de ses fils

Bien des conditions contribuent à l’effet que produit sur nous la musique: la qualité des sons, leur hauteur, leur timbre, les rapports mélodiques des sons successifs, les rapports harmoniques des sons simultanés, le mouvement, le rythme, etc. Quand un groupe de figurants, soldats ou licteurs, arrive sur la scène, il doit se présenter vivement, en ayant l’attention de ne pas prendre l’allure cadencée du pas militaire, et s’arrêter franchement sans se préoccuper de la régularisation des rangs; s’il entre par le fond et s’il doit faire face au public, il faut que le mouvement soit un et jamais décomposé en deux mouvements. Deux genres faisaient alors un emploi constant de la musique, c’était le mélodrame et le vaudeville. Mais le peu que j’ai pu dire suffit à montrer que le mouvement scénique, la disposition et le balancement des groupes, les modifications successives des plans qu’occupent les personnages constituent un art qui s’appuie sur la connaissance psychologique du sujet.

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