Or, s’ils remplissent ce devoir, c’est à la condition de se résigner à une perte de

de Gramont, représenté il y a deux ans à l’Odéon, est dénommé drame en cinq actes, huit tableaux. Mais l’infortuné s’approche. Comme grandeur elle est, il est vrai, la principale; malheureusement elle est mal placée, reléguée qu’elle est au fond à droite, sur un plan reculé. L’auteur dramatique ne fait donc qu’obéir à la tendance générale quand il fouille les plis les plus cachés de l’âme humaine et soumet à son étude les ferments de sa désorganisation morale. Bien au contraire, la représentation nous apporte souvent un désenchantement en quelque sorte prévu. Ce qui rend donc difficile la position d’un directeur subventionné, c’est la nécessité de réagir contre ce préjugé de la foule, sans être assuré que ses intentions seront bien comprises, et qu’on ne blâmera pas tout ce qui, dans sa conduite, mériterait précisément l’éloge. Évidemment, cette suite d’exhibitions, souvent pleines de mouvement et d’expression, où le pittoresque atteint une grande intensité, constitue pour les yeux et même pour l’esprit un amusement parfois très vif.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *