Ce sont là de ces contradictions scéniques qu’on doit considérer comme absolument mauvaises: c’est de l’art

Causes d’avortement. Il est des acteurs que la scène grandit, d’autres qu’elle rapetisse; mais c’est surtout la physionomie que l’optique théâtrale modifie profondément, ce qui se conçoit aisément, puisque la lumière du jour et celle de la rampe avivent les mêmes traits en sens inverse.

Un ouvrage spécial sur les traditions conservées à la Comédie-Française serait d’un très grand intérêt; mais il ne pourrait être entrepris que par quelque esprit attentif, appartenant depuis longtemps à la maison de Molière. Dans le dernier acte du _Monde où l’on s’ennuie_, très habilement mis en scène, les deux bosquets de droite et de gauche sont le lieu de scènes épisodiques qui s’équilibrent; mais la scène entre Roger et Suzanne se noue et se dénoue dans le lieu optique. Ce qui doit toujours être mis au premier rang, sous les regards des spectateurs, c’est le personnage sur qui doit s’exercer l’action musicale. Si on ne croit pas devoir adjoindre à son costume un chapeau de voyage et des armes, il est au moins essentiel que, lorsque bouleversé et atterré il reparaît aux yeux de Thésée, il porte son long et ample vêtement de dessus relevé et serré à la ceinture.

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