En faisant monter les humbles et les déshérités sur le théâtre, en étalant à nos yeux

Ainsi, dans le dénouement de l’_Aventurière_, Clorinde est sur la ligne optique, tandis que les autres personnages sont placés à droite et à gauche de la porte par laquelle elle va sortir. , sans que cela tire à conséquence, puisque cela forme pour l’oeil un ensemble auquel il est habitué. Une autre pièce des mêmes auteurs, _les Rantzau_, présente un curieux exemple de la musique employée comme ressort dramatique; mais cette fois l’exemple est bizarre, plus peut-être qu’il n’est heureux. Prenons les effets les plus simples, d’abord, ceux qui résultent uniquement du caractère de la musique, et de son rapport avec le sentiment d’un personnage. C’est précisément dans la fixation de cette image subjective et dans la difficulté de la transformer en une image objective que les comédiens ont toujours quelques progrès à faire.

Aussi serait-ce une faute, quand il s’agit des oeuvres de Scribe, de détacher l’action sur un décor trop étudié, trop nature en quelque sorte; il leur faut une décoration un peu banale, qui ne fasse pas trop illusion, qui soit bien du carton et du papier peints, et derrière laquelle notre esprit devine la coulisse.

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