C’est sur la scène de l’opéra qu’on pourrait et qu’on a pu employer ce procédé avec

A cette observation d’ordre physiologique on objectera, qu’en réalité il nous est possible dans le même moment d’écouter, de regarder et de penser. Et dans ce cas la mise en scène s’élevait au rôle d’une puissance mystérieuse, supérieure à la volonté humaine: elle nouait ou dénouait le drame comme la fatalité antique.

Elle doit donc être sommaire et pourvoir uniquement aux nécessités scéniques. C’est le lieu scénique par excellence, d’où l’acteur tient le public sous son empire et d’où sa voix porte sans effort jusque dans les profondeurs de la salle. On a tort, à la Comédie-Française, de ne pas exécuter entièrement cette mise en scène. C’est la vengeance de l’art. Nous nous développons sous l’empire de causes et de lois qui nous échappent, et nous savons aujourd’hui, par exemple, que nos langues, quels que soient les efforts souvent contraires des savants, naissent, se développent, s’épanouissent et meurent suivant des lois inéluctables. L’école ne considère plus une passion en soi, mais l’envisage dans ses différents modes et met son ambition à traduire sur la scène, dans toute leur réalité complexe et relative, les états psychologiques et pathologiques des êtres, individuellement déterminés, qui agissent sous l’empire d’une passion.

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