Mais nous touchons là à un autre ordre d’idées qui a besoin de quelques développements

Viennent ensuite l’intelligence et le travail, au moyen desquels il pousse la représentation de ces images au degré désirable de fini et de ressemblance. En un mot, elles sont frappées de l’action tragique et en sont impressionnées comme elles le seraient d’un drame de cour d’assises.

Le spectateur se trouve ainsi préparé à telle évolution du drame, à tel acte tragique d’un personnage, à tel dénouement. Et en effet, le vaudeville a disparu dans une évolution de l’art dramatique moderne, évolution qui a consisté en ce que la musique, d’extérieure et d’étrangère qu’elle était, est montée à son tour sur la scène et est devenue un personnage du drame. En un mot, rien ne doit avoir la prétention d’affecter trop profondément notre âme. Victor Hugo a eu dès longtemps l’intuition du rôle nouveau qu’est appelée à jouer la musique au théâtre et l’a souvent introduite dans ses oeuvres dramatiques. Nous sommes, bien qu’à différents degrés, les produits d’une éducation poursuivie pendant des siècles à travers un grand nombre de générations.

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