Deux genres faisaient alors un emploi constant de la musique, c’était le mélodrame et le vaudeville

Comme la musique dans le mélodrame et dans le vaudeville, la mise en scène n’avait eu jusqu’alors qu’un rôle, celui d’environner le spectateur d’une sorte d’atmosphère passionnelle, et de créer un milieu adapté à l’émotion née du développement de l’action dramatique. Les exemples sont nombreux et bien connus. Aux uns, c’est la poésie qui procure seule cette sensation du beau; aux autres, c’est la peinture, à ceux-ci c’est la musique, à ceux-là c’est la nature. Il vient d’entendre l’accusation portée par Oenone, et il interroge celle-ci, méditant sur la cruauté de ce coup du destin qui l’attendait à son retour dans son palais.

Les deux conditions que nous venons d’énumérer ne sont pas les seules que doit remplir un directeur de théâtre.

On peut dire, sans exagération, qu’elle est tout entière contenue dans la théorie des milieux. Les rangs sont confondus.

Depuis un certain nombre d’années, les oeuvres traduites des romanciers russes nous ont fait connaître dans leurs détails les moeurs de la Russie, et nous ont initiés à des idées assez différentes des nôtres; aussi a-t-on pu, dans _les Danicheff_, intéresser le public français à un drame dont l’action n’aurait pu se dérouler dans le milieu où nous sommes habitués de vivre, et l’on a pu arriver à une représentation suffisamment exacte de moeurs, d’idées et de sentiments dans lesquels nous ne serions pas entrés il y a cinquante ans.

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