Il n’y a qu’un cas où l’acteur peut tourner le dos à celui qu’il évoque ou

On peut le croire, car elle pousse furieusement à l’envahissement de la scène par le réel, et elle n’y réussit que trop bien.

Nous assistons donc à la décadence certaine de l’art, dans la forme du moins que nous avons été habitués à lui reconnaître et sous laquelle nous l’avons aimé, respecté et cultivé. Mais cette première phase intuitive d’un rôle est suivie d’une seconde phase plus laborieuse; car l’image apparue à l’esprit de l’artiste n’est, si je puis m’exprimer ainsi, qu’une image centrale, autour de laquelle oscillent un certain nombre d’images similaires, correspondant aux différents moments de l’action. Aux yeux de Scribe, l’art est destiné à nous procurer une délectation facile, sans secousse violente; et dans la représentation de ses pièces tout doit conserver ce caractère tempéré. Les rangs sont confondus. Nous sommes encore au fort de la bataille que cette école livre aux classiques et aux romantiques et dont les injures sont des deux côtés les projectiles ordinaires.

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