Précautions à prendre par le décorateur et par le metteur en scène

L’excès de mise en scène lui est nuisible. Ceux qui, après moi, s’intéresseront à ce sujet et voudront le traiter de nouveau auront sans doute à combler quelques lacunes, à compléter ou à rectifier quelques-unes des théories exposées et peut-être à pousser plus loin et en différents sens leurs investigations.

_–_L’Ami Fritz.

De même, à des drames de l’Ambigu ou de la Porte-Saint-Martin, j’ai éprouvé des sensations de pitié, de terreur ou d’anxiété beaucoup plus fortes que celles que m’ont jamais causées les héros ou les héroïnes des plus belles tragédies; et ces impressions ont pour nous des voluptés auxquelles nous goûtons avidement et qui nous arrachent des applaudissements et des cris. Bien au contraire, la représentation nous apporte souvent un désenchantement en quelque sorte prévu. Sans me préoccuper de l’action du drame, je dirai que c’est le tableau contraire qu’ils auraient dû présenter. Plus tard, quand tout ce bonheur se sera abîmé dans la détresse de son coeur, toute cette mise en scène servira encore, par contraste, à accuser plus fortement la désespérance de Fritz.

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