On ferait également de semblables remarques au sujet de l’expression de la joie, où l’image générale

Dans la comédie de Molière, pour prendre un exemple, l’argent ne s’est pas encore incarné dans un personnage spécial; mais au XVIIIe siècle nous voyons se dessiner l’image du financier. C’est ainsi que dernièrement, à l’Odéon, à une représentation d’_Andromaque_, j’ai vu supprimer la figuration dans la dernière scène du cinquième acte, ce qui est absolument contraire au texte de Racine, ce qui nuit à l’effet représentatif de cette suprême scène et ce qui en outre entraîne la suppression des quatre derniers vers de la tragédie. Il suit de là, premièrement, que la mise en scène pourra être souvent considérée comme un correctif à la faiblesse d’une oeuvre dramatique; deuxièmement, que la mise en scène peut par son excès être un dérivatif à l’attention que mériterait la valeur intrinsèque d’une oeuvre dramatique. C’est pourquoi, au théâtre, l’ancienne unité décorative ne correspondrait plus en rien à nos idées actuelles. La mise en scène ne doit avoir qu’un but, c’est de fournir un fond suffisant sur lequel se détachent en pleine lumière ces créations de la fantaisie.

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